Archive for February, 2008

Julius Caesar

February 29, 2008

caesar2-007e2.gif    American Repertory Theatre, Cambridge, Ma
Regia: Arthur Nauzyciel

„Abandonează orice speranţă, tu care intri aici”. Cuvintele lui Dante ce preced intrarea în Infern, ar trebui să fie în mintea oricărui spectator ce doreşte nu doar să vizioneze Julius Caesar (American Repertory Theatre, Cambridge, Ma), dar şi să nu fie dezamăgit.

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Nimic din grandoarea clasică la care m-aş fi aşteptat: costumele de epocă sunt reduse la frac şi, respectiv, rochii de seară, decorul la câteva panouri cu Julius Caesar şi un sumar modilier din zilele noastre. Spatele scenei a fost transformat într-o sală goală de spectacol, cu ajutorul unor perdele imense imprimate chiar cu copia sălii de spectacol în care mă aflam, desigur, goală. Realizez că sunt la o piesă ce-şi propune să se desfăşoare fără auditoriu. E doar o repetiţie, o încercare spectacolul la care asist? Piesa prezintă în prim plan trei dintre personajele cele mai bine conturate ale lui Shakespeare: Caesar, Brutus şi Mark Antony. Prietenie şi dezamăgire. Ambiţie, îndoială, neîncredere şi vise, pe fundalul unor timpuri nesigure. Replici celebre precum „Şi tu Brutus…” îmi amintesc că într-adevăr vizionez Julius Caesar şi nu vreo piesă contemporană cu referiri la celebra piesă shakespeariană.

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Ambiguitatea e sporită şi de folosirea multor simboluri – unul dintre personaje apare în ultima parte a piesei costumat ca superman; moartea lui Julius Caesar e reprezentată prin lăsarea în scenă a unei maşini mortuare-, de includerea în piesă a unei formaţii de jazz, care a cântat live, devenind astfel parte din „show”.

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Antoine de Saint Exupéry, Le Petit Prince (XXI)

February 28, 2008

C’est alors qu’apparut le renard.
-Bonjour, dit le renard.
-Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se tourna mais ne vit rien.

-Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
-Qui es-tu? dit le petit prince. Tu es bien joli…
-Je suis un renard, dit le renard.
-Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…
-Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé
-Ah! Pardon, fit le petit prince.
Mais après réflexion, il ajouta :
-Qu’est-ce que signifie “apprivoiser”?
-Tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches-tu?
-Je cherche les hommes, dit le petit prince.Qu’est-ce que signifie “apprivoiser”?
-Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant! Il élèvent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules?

-Non, dit le petit prince. Je cherche des amis.Qu’est-ce que signifie “apprivoiser”?
-C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie “Créer des liens…”
-Créer des liens?
-Bien sûr,dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’a pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…
-Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé…
-C’est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses…
-Oh! ce n’est pas sur la Terre, dit le petit prince. Le renard parut très intrigué :
-Sur une autre planète ?
-Oui.
-Il y a des chasseurs sur cette planète-là ?
-Non.
-Ca, c’est intéressant! Et des poules ?
-Non.
-Rien n’est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée :
-Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu. Mais si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appelera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde! Tu vois, là-bas, les champs de blé? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste! Mais tu a des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’aura apprivoisé! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :
-S’il te plaît… apprivoise-moi! dit-il.
-Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
-On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Il achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi!
-Que faut-il faire? dit le petit prince.
-Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…
Le lendemain revint le petit prince.

-Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l’après-midi, dès trois heures je commencerai d’être heureux. Plus l’heure avancera, plus je me sentirai heureux. à quatre heures, déjà, je m’agiterai et m’inquiéterai; je découvrira le prix du bonheur! Mais si tu viens n’importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m’habiller le coeur… il faut des rites.
-Qu’est-ce qu’un rite? dit le petit prince.
-C’est quelque chose trop oublié, dit le renard. C’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux! Je vais me promener jusqu’à la vigne. Si les chasseurs dansaient n’importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n’aurait point de vacances.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l’heure du départ fut proche :
-Ah! dit le renard… je preurerai.
-C’est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t’apprivoise…
-Bien sûr, dit le renard.
-Mais tu vas pleurer! dit le petit prince.
-Bien sûr, dit le renard.
-Alors tu n’y gagnes rien!
-J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
Puis il ajouta :
-Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d’un secret.
Le petit prince s’en fut revoir les roses.
-Vous n’êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n’êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n’avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient gênées.
-Vous êtes belles mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c’est elle que j’ai arrosée. Puisque c’est elle que j’ai abritée par le paravent. Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c’est ma rose.
Et il revint vers le renard :
-Adieu, dit-il…
-Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux.
-L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
-C’est le temps que tu a perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
-C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir.
-Les hommes on oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…
-Je suis responsable de ma rose… répéta le petit prince, afin de se souvenir.

My brother, my hero!

February 28, 2008

Te-ai întrebat vreodată ce ai face dacă într-o noapte, la întoarea acasă sau în drum spre cinematograf, teatru, club… ai vedea o scenă desprinsă parcă din filmele americane de acţiune? Te-ai metamorfoza tu oare în bunul samaritean dispus să ajute sau ţi-ai continua liniştit drumul? Poate că cei mai mulţi dintre noi ar recunoaşte deschis că ar lua-o la fugă, speriaţi. Dar dacă acţiunea ta ar putea salva viaţa celui implicat?

De câte ori nu ne-am înşelat în legătură cu cei de lângă noi? Mi-e ruşine să recunosc, dar n-am ştiut niciodată că fratele meu e bunul samaritean. E înalt, atletic, musculos… nu-i plac filmele romantice şi nu l-am văzut plângând decât în copilărie. E ferm, uneori destul de răstit şi aparent dur. Nu e foarte comunicativ, deşi nu-mi amintesc să mă fi refuzat vreodată cu ceva. Şi totuşi e ceva ce nu ştiam despre fratele meu, cel alături de care am copilărit, am crescut, am evoluat: fratele meu e bunul samaritean, cel pe care te poţi baza atunci când eşti la mare înghesuială. I-a salvat viaţa unui tânăr bătut până la inconştienţă de către alţi doi tineri. Nu a putut trece indiferent. Nu a stat de-o parte! S-a ales cu mâna ruptă şi imposibilitatea de a lucra timp de mai multe săptămâni. Dar a salvat o viaţă. Ce mai contează că nu ai bani de chirie când cineva trăieşte datorită ţie?

My brother is my new hero! Niciodată nu mi-a fost aşa de ruşine şi nu am fost aşa de mândră în acelaşi timp. Ruşine că nu am ştiut ce om deosebit e fratele meu şi mândră că sunt sora lui! Nu e decât încă un exemplu: aparenţele sunt înşelătoare. Căutăm mereu oameni deosebiţi. Poate că ar trebui să nu mai căutăm, poate ar trebui doar să ne deschidem ochii şi să-i vede: poate sunt mai aproape decât ne imaginam vreodată.

De undeva din New York

February 28, 2008

Noiembrie 2007

Dacă cu câteva luni în urmă am început să descopăr America mea, acum a venit timpul să descopăr New York-ul meu. Nu pot să nu mă opresc şi să nu mă întreb: Ce face o experienţă cu adevărat deosebită? Ce face viaţa fascinantă, de ce unii vor să moară şi altora parcă nu le ajunge viaţa? Nu e oare Totul, în existenţa sau non-existenţa lui, legat de timp şi de percepţia noastră a timpului?

Pentru o zi orele, percepute de mine, s-au contractat şi dilatat în acelaşi timp. Cum? Am urcat treptele museului Metropolitan de arta din New York (după toate probabilităţile cel mai mare muzeu de artă din emisfera vestică). Coloanele din faţa intrării principale amintesc de vechile temple romane, dar dimeniunea impunătoare prevesteşte miracolul învăluit de pereţii exteriori. Vizitatorul, aflat pentru prima dată în acest locaş al civilizaţiei mondiale, se poate simţi copleşit de mulţimea colecţiilor care-i sunt puse la dispoziţie: de la arta japoneză, chineză, coreană, europeană, islamică, la arta medievală şi până la arta modernă şi contemporană, adică cam tot ce s-a creat şi păstrat până azi. Am uitat ce mult şi ce intens se poate trăi! Mi-au trebuit peste zece mii de kilometri şi exact trei luni ca să-mi amintesc ce frumoasă e arta şi de ce avem atâta nevoie de ea. Îmi amintesc o mai veche întrebare dezbătută în paginile revistei Vatra: „De ce avem nevoie de literatură/ artă?” Oare nu e la fel cu a ne întreba de ce avem nevoie de frumuseţe?

M-am întâlnit cu Brâncuşi. Americanii nu ştiu că el a murit român, că a devenit francez pentru îndeplini o simplă formalitate, aşa că îl consideră artist francez de origine română. Pentru mine însă el e, şi va fi, român. Zborul lui prin lumea artei l-a adus în America, dar zborul cuprins în sculptura sa ne poartă pe noi şi mai departe, în lumea frumuseţii fără de margini.

Şi sufletul meu a început să vibreze din ce în ce mai tare, pe măsură ce adăugam noi şi noi frânturi de/ din timp, idei transpuse în artă de Manet, Picasso, Degas, Modigliani, Renoir, Rodin sau Van Gogh. Timpul nu mai era timp, minutele s-au transformat în ore, orele în ani şi ziua într-un secol. M-a readus în materialul muzeului o voce care anunţa ora închiderii. M-am întreptat spre garderobă, dar nu mai eram aceeaşi. Sufletul meu, mai uşor ca niciodată, era încărcat cu frumuseţe. Am părăsit muzeul şi frumuseţea s-a transformat în aripi, aşa că a trebuit să le ascund sub haine. Erau prea preţioase.

M-am plimbat apoi pe Madison Avenue, unde l-am reîntâlnit pe cel care m-a făcut să visez la America. Ce surpriză să descoperi pe cineva de acasă în centrul Manhattan-ului! Şi ce plăcere! L-am zărit pe Mircea Eliade şi a lui Tinereţe fără tinereţe; am înţeles că lumea nu e chiar aşa de mare când porţi în suflet o comoară. Întreg universul începe a gravita în jurul comorii tale şi astfel nimic nu mai e de neatins. Mă îndrept spre casă. Am sufletul plin şi asta mă ţine trează. Nu vreau să-mi odihnesc mintea de frumuseţe. Nu vreau să mă eliberez de ea, nici măcar de dragul câtorva ore de somn. Aud vocea suavă a Paulei Seling şi realizez ce bogaţie va trebui să port cu mine, zi de zi. Plutesc. Îmi ridic ochii spre cer. Zâmbesc şi-mi unesc genele. Nu-mi rămâne decât să-i mulţumesc Creatorului: TRĂIESC!

Hello world!

February 28, 2008